Presque tout nous sépare habituellement de Gérard Vignoble, pourtant, dans le concert des discours haineux de la droite (son voisin Cauche) et de l'extrême droite, on entend, sur la question des Roms au moins, une musique un peu différente.
Beaumarchais écrivait que "sans la liberté de blâmer, il n'est pas d'éloge flatteur". Reconnaissons au moins au Maire de Wasquehal le mérite d'avoir accueilli deux familles de roms, certes, à côté de la friche de l'incinérateur.
Il a aussi raison de clamer qu' "on parle d'êtres humains, d'une communauté, on n'a pas le droit de parler n'importe comment!". C'est un euphémisme.
Il interpelle le Président et il n'a pas tort:
- Pourquoi celui-ci n'exige-t-il pas de son ministre de l'intérieur qu'il applique et fasse appliquer par ses préfets avec intelligence et humanité la circulaire interministérielle d'août 2012, que les associations de défense des droits de l'homme, avec l'aide de Cécile Duflot, avaient obtenues?
- Pourquoi est si peu mobilisé par l'Etat et les Préfectures l'argent que l'Europe met à disposition pour faciliter l'hébergement, le suivi social et sanitaire, l'insertion sociale, éducative et professionnelle des Roms?
- Pourquoi, alors qu'on pourrait faire autrement, de nombreuses restrictions à leur emploi sont maintenues?
En revanche, il a tort quand il absout de leurs responsabilités les 86 maires de l'agglomération et la présidente de LMCU, maire de Lille, qui ne manque pourtant pas de relais auprès de l'Etat. Si chacune des 86 communes acceptait en moyenne une dizaine de familles, nous aurions largement contribué à solutionner les problème de l'hébergement des Roms,au lieu e les condamner à une errance mortifère et destructrice.
Cette errance complique tout le travail des éducateurs, de travailleurs sociaux qui entament des travaux, parfois mobilisent des fonds publics, pour que d'autres, plus loin, recommencent les démarches entamées.
Oui, bien sûr, les bonnes volontés doivent être encouragées, aidées par les préfets, mais il faut aussi tordre le bras à ceux des maires qui refusent la solidarité, voire, comme à Croix attisent les haines, pour que, chacun devant assumer sa part, les élus vraiment républicains ne craignent plus que leurs actions créent des appels d'air...
Ma liste de blogs
jeudi 19 septembre 2013
dimanche 15 septembre 2013
"Je suis pour le bien et contre le mal"!
"Je vous ai écoutés depuis longtemps.
J'ai compris que vous étiez tous pour le bien et contre le mal, et d'ailleurs quelques uns d'entre vous sont tellement d'accord avec ce programme qu'ils sont disposés, avec moi, à mettre toute leur expérience au service de ce projet novateur.
En me choisissant pour le mener, vous serez assurés que notre ville ira mieux."
C'est, en caricaturant à peine, ce qu'on peut lire dans une circulaire de propagande électorale diffusée à Wasquehal, et sur le blog. Ainsi peut-on y lire que le candidat et son équipe:
- répareront notre ville ; bonne idée, c'est mieux que de la laisser se dégrader;
- redonneront de la fierté aux services municipaux; il n'est pas sûr qu'ils en manquent, mais sait-on jamais? Est-ce bien le problème?
- investiront pour préparer l'avenir; le tout est de savoir quel avenir;
- utiliseront les deniers publics sans gaspiller; c'est vrai, gaspiller c'est mal;
- rendront Wasquehal aux citoyens; comment? une fois tous les six ans? mystère.
Que conclure de ces platitudes ou de ces vagues propositions?
Si, réellement, une équipe municipale se met en place sur des orientations aussi floues, il est à craindre qu'elle se fracasse sur les réalités dès sa prise de fonction, en supposant que les électeurs lui fassent confiance sur cette base.
Si cette équipe a, au moins, sinon un programme-c'est trop tôt-, mais des axes de travail sur la base d'un diagnostic , pourquoi ne les met-elle pas dès à présent au débat public?
J'ai compris que vous étiez tous pour le bien et contre le mal, et d'ailleurs quelques uns d'entre vous sont tellement d'accord avec ce programme qu'ils sont disposés, avec moi, à mettre toute leur expérience au service de ce projet novateur.
En me choisissant pour le mener, vous serez assurés que notre ville ira mieux."
C'est, en caricaturant à peine, ce qu'on peut lire dans une circulaire de propagande électorale diffusée à Wasquehal, et sur le blog. Ainsi peut-on y lire que le candidat et son équipe:
- répareront notre ville ; bonne idée, c'est mieux que de la laisser se dégrader;
- redonneront de la fierté aux services municipaux; il n'est pas sûr qu'ils en manquent, mais sait-on jamais? Est-ce bien le problème?
- investiront pour préparer l'avenir; le tout est de savoir quel avenir;
- utiliseront les deniers publics sans gaspiller; c'est vrai, gaspiller c'est mal;
- rendront Wasquehal aux citoyens; comment? une fois tous les six ans? mystère.
Que conclure de ces platitudes ou de ces vagues propositions?
Si, réellement, une équipe municipale se met en place sur des orientations aussi floues, il est à craindre qu'elle se fracasse sur les réalités dès sa prise de fonction, en supposant que les électeurs lui fassent confiance sur cette base.
Si cette équipe a, au moins, sinon un programme-c'est trop tôt-, mais des axes de travail sur la base d'un diagnostic , pourquoi ne les met-elle pas dès à présent au débat public?
jeudi 12 septembre 2013
Pour changer d'ère, rassembler les écologistes et la gauche sur Wasquehal
Je serai ce dimanche 15 septembre au matin Place de la République de Wasquehal avec mes amis d'EELV pour rencontrer les citoyennes et citoyens leur évoquer nos 14 propositions pour redonner aux wasquehaliens confiance dans l'action politique, pour ménager notre territoire, pour mieux vivre ensemble.
Je proposerai aussi à chacune et à chacun d'être les acteurs du choix de la tête de liste de rassemblement des écologistes et de la gauche à Wasquehal, au moyen d'une primaire citoyenne, comme à Béziers.
Ce serait une formidable occasion pour les écologistes et la gauche de débattre de projets pour la ville, de se mobiliser, et, au final, de rassembler autour d'eux, car ce serait perçu comme le lieu où se préparerait de manière publique et ouverte l'avenir de la commune.
Le ou la candidate qui aurait reçu les suffrages du plus grand nombre acquerrait une légitimité forte pour mener la campagne, et faire bouger les lignes.
Dans cette primaire, mes amis m'ont demandé de porter les couleurs de l'écologie. Je les remercie de leur confiance. Mais je souhaite être aussi celui qui facilitera et organisra le rassemblement pour changer d'ère!
Je proposerai aussi à chacune et à chacun d'être les acteurs du choix de la tête de liste de rassemblement des écologistes et de la gauche à Wasquehal, au moyen d'une primaire citoyenne, comme à Béziers.
Nous imaginons cette primaire au plus tard fin novembre, pour une campagne interne
démarrant à la mi-octobre, et nous souhaitons que les autres forces politiques locales de gauche se déterminent positivement sur cette proposition.
Les points essentiels de la charte
commune des candidats à la candidature pourraient tourner autour des valeurs suivantes:
- Rétablir la confiance dans la démocratie locale et associer les citoyens;
- Ménager notre territoire en y engageant la transition écologique;
- Promouvoir l'égalité et faire de la diversité une richesse;
- Créer les conditions du mieux vivre ensemble et d'une vie paisible dans la ville
- Porter à la Lille Métropole Communauté Urbaine une majorité écologiste, de gauche et démocrate.
Chacun-e- des candidat-e-s s'engagerait à respecter les résultats; la tête de liste serait animateur/trice d'un collectif (la liste à construire) qui prend ses décisions collégialement, à la majorité des voix.
Cette primaire citoyenne permettrait à la fois de légitimer la tête de liste tout en mesurant le poids respectif des composantes du rassemblement, sur des bases locales.
- Rétablir la confiance dans la démocratie locale et associer les citoyens;
- Ménager notre territoire en y engageant la transition écologique;
- Promouvoir l'égalité et faire de la diversité une richesse;
- Créer les conditions du mieux vivre ensemble et d'une vie paisible dans la ville
- Porter à la Lille Métropole Communauté Urbaine une majorité écologiste, de gauche et démocrate.
Chacun-e- des candidat-e-s s'engagerait à respecter les résultats; la tête de liste serait animateur/trice d'un collectif (la liste à construire) qui prend ses décisions collégialement, à la majorité des voix.
Cette primaire citoyenne permettrait à la fois de légitimer la tête de liste tout en mesurant le poids respectif des composantes du rassemblement, sur des bases locales.
A l'instar de ce qui est organisé à
Béziers , des règles du jeu seraient déterminées.
Les forces politiques parties prenantes mettraient en place un Comité
d'Organisation composé de non candidats à la tête de liste et
représentant les composantes politiques locales .
Comment ça pourrait marchre ?
Qui pourrait voter ?
Tous les citoyens français ou européens inscrits sur les listes électorales de Wasquehal ou qui répondent aux conditions pour y être inscrits . Lors des primaires, il suffirait de s'acquitter d'une participation au frais d'organisation de 1€ minimum et de signer l'engagement de reconnaissance dans les valeurs de la Gauche et des Ecologistes.Quand ?
Les primaires auraient lieu à l’automne. Les candidats seraient connus au plus tard pour le 15 octobre pour déposer leurs parrainages.Où voter ?
Un bureau de vote serait installé en centre ville.Qui pourrait se présenter?
Les candidats devraient s'engager dans une charte commune et recueillir un nombre de parrainages citoyens et militants déterminé. Le Comité d'Organisation serait chargé de recueillir jusqu’à la fin ces parrainages et arrête la liste des candidats .Ce serait une formidable occasion pour les écologistes et la gauche de débattre de projets pour la ville, de se mobiliser, et, au final, de rassembler autour d'eux, car ce serait perçu comme le lieu où se préparerait de manière publique et ouverte l'avenir de la commune.
Le ou la candidate qui aurait reçu les suffrages du plus grand nombre acquerrait une légitimité forte pour mener la campagne, et faire bouger les lignes.
Dans cette primaire, mes amis m'ont demandé de porter les couleurs de l'écologie. Je les remercie de leur confiance. Mais je souhaite être aussi celui qui facilitera et organisra le rassemblement pour changer d'ère!
mardi 27 août 2013
Tweet ou politique, faut-il choisir?
On peut se poser la question à la façon dont l'actualité sociale et politique est traitée dans les gazettes.
L'auteur de ces lignes s'est attiré un succès momentané auprès des journalistes pour un tweet promouvant le principe de précaution en politique.
La roche tarpéienne n'était pas loin.
Emu par le sort des employés de Roquette et voulant être utile, au nom d'EELV, j'ai commis le communiqué suivant :
"On peut gloser à l'infini sur les règles de l'OMC. EELV est favorable pour sa part à des règles internationales strictes en ce qui concerne la protection des travailleurs et de l'environnement.
Mais, même si le contexte international n'est pas favorable et si le coup de massue subi entraîne une tendance au fatalisme, il est encore possible d' agir pour tenter de sauvegarder des emplois et le site.
On peut gloser à l'infini sur les règles de l'OMC. EELV est favorable pour sa part à des règles internationales strictes en ce qui concerne la protection des travailleurs et de l'environnement.
Mais, même si le contexte international n'est pas favorable et si le coup de massue subi entraîne une tendance au fatalisme, il est encore possible d' agir pour tenter de sauvegarder des emplois et le site.
Il est possible, localement, comme au niveau de la Communauté Urbaine et du Conseil Régional, d'accompagner un projet des salariés, sous forme de SCOP ou dans la recherche d'un repreneur : même en matière de textile, des niches d'activités moins soumises à la concurrence, surtout en lien avec le développement de filières innovantes. Plusieurs exemples nationaux montrent, par exemple Soleïado, qu'en changeant de créneau, la relance d'une entreprise textile est possible .
Les militants et élus d'EELV sont disponibles pour y travailler avec les représentants des salariés .
Dans une gazette locale, me voilà transformé en "yaka-fokon", et en optimiste béat parce que, parmi les solutions proposées, j'évoque le projet de SCOP. Relisons donc soigneusement, à tête reposée, ce que j'écris:
"Il est possible, localement, comme au niveau de la Communauté Urbaine et du Conseil Régional, d'accompagner un projet des salariés, sous forme de SCOP ou dans la recherche d'un repreneur".
Cela ne tient pas dans un tweet, et c'est quand même très différent! Passons sur le fait que, dans le domaine de l'Economie Sociale et Solidaire, Europe Ecologie Les Verts dispose d'une expertise militante connue, pouvant se mettre à disposition des salariés.
Dans l'autre, on écrit que je prendrais le contrepieds de Francis Provost, qui dénonce les règles du commerce international. Heureusement que j'ai d'autres moyens que les gazettes pour lui faire savoir que j'ai écrit:
"EELV est favorable pour sa part à des règles internationales strictes en ce qui concerne la protection des travailleurs et de l'environnement. "
EELV ne se satisfait pas des règles de l'OMC, mais cela ne l'empêche pas de pratiquer une écologie positive, de proposer des pistes dans un contexte défavorable, d'où l'idée d'explorer des "niches" sur lesquelles la concurrence est moins élevée, en attendant mieux, bien entendu.
Là encore, ce raisonnement ne tient pas dans un tweet, et il est de fait plus facile de gausser le mot "niche" que de rendre compte aux lecteurs d'une réflexion élaborée.
Comme disait Claude Duneton, "méfiez-vous des morceaux choisis".
Néanmoins, le pessimisme de ces constats ne m'empêche pas de faire preuve d'optimisme de la volonté (tout le contraire de l'optimisme béat): nous finirons bien par convaincre les citoyens que la noblesse de la politique n'est pas d'user de formules simplistes, mais de forcer à la réflexion et à la mobilisation face à des situations forcément complexes.
L'auteur de ces lignes s'est attiré un succès momentané auprès des journalistes pour un tweet promouvant le principe de précaution en politique.
La roche tarpéienne n'était pas loin.
Emu par le sort des employés de Roquette et voulant être utile, au nom d'EELV, j'ai commis le communiqué suivant :
"On peut gloser à l'infini sur les règles de l'OMC. EELV est favorable pour sa part à des règles internationales strictes en ce qui concerne la protection des travailleurs et de l'environnement.
Mais, même si le contexte international n'est pas favorable et si le coup de massue subi entraîne une tendance au fatalisme, il est encore possible d' agir pour tenter de sauvegarder des emplois et le site.
On peut gloser à l'infini sur les règles de l'OMC. EELV est favorable pour sa part à des règles internationales strictes en ce qui concerne la protection des travailleurs et de l'environnement.
Mais, même si le contexte international n'est pas favorable et si le coup de massue subi entraîne une tendance au fatalisme, il est encore possible d' agir pour tenter de sauvegarder des emplois et le site.
Il est possible, localement, comme au niveau de la Communauté Urbaine et du Conseil Régional, d'accompagner un projet des salariés, sous forme de SCOP ou dans la recherche d'un repreneur : même en matière de textile, des niches d'activités moins soumises à la concurrence, surtout en lien avec le développement de filières innovantes. Plusieurs exemples nationaux montrent, par exemple Soleïado, qu'en changeant de créneau, la relance d'une entreprise textile est possible .
Les militants et élus d'EELV sont disponibles pour y travailler avec les représentants des salariés .
Dans une gazette locale, me voilà transformé en "yaka-fokon", et en optimiste béat parce que, parmi les solutions proposées, j'évoque le projet de SCOP. Relisons donc soigneusement, à tête reposée, ce que j'écris:
"Il est possible, localement, comme au niveau de la Communauté Urbaine et du Conseil Régional, d'accompagner un projet des salariés, sous forme de SCOP ou dans la recherche d'un repreneur".
Cela ne tient pas dans un tweet, et c'est quand même très différent! Passons sur le fait que, dans le domaine de l'Economie Sociale et Solidaire, Europe Ecologie Les Verts dispose d'une expertise militante connue, pouvant se mettre à disposition des salariés.
Dans l'autre, on écrit que je prendrais le contrepieds de Francis Provost, qui dénonce les règles du commerce international. Heureusement que j'ai d'autres moyens que les gazettes pour lui faire savoir que j'ai écrit:
"EELV est favorable pour sa part à des règles internationales strictes en ce qui concerne la protection des travailleurs et de l'environnement. "
EELV ne se satisfait pas des règles de l'OMC, mais cela ne l'empêche pas de pratiquer une écologie positive, de proposer des pistes dans un contexte défavorable, d'où l'idée d'explorer des "niches" sur lesquelles la concurrence est moins élevée, en attendant mieux, bien entendu.
Là encore, ce raisonnement ne tient pas dans un tweet, et il est de fait plus facile de gausser le mot "niche" que de rendre compte aux lecteurs d'une réflexion élaborée.
Comme disait Claude Duneton, "méfiez-vous des morceaux choisis".
Néanmoins, le pessimisme de ces constats ne m'empêche pas de faire preuve d'optimisme de la volonté (tout le contraire de l'optimisme béat): nous finirons bien par convaincre les citoyens que la noblesse de la politique n'est pas d'user de formules simplistes, mais de forcer à la réflexion et à la mobilisation face à des situations forcément complexes.
dimanche 25 août 2013
La Contribution Climat-énergie ne peut pas ressembler à la "Taxe carbone" de Borloo
Concernant la contribution climat-énergie, je ne m'adresse pas à celles et ceux qui, de toute façon, réclament toujours plus aux pouvoirs publics et toujours moins à l'impôt.
Je m'adresse à celles et ceux qui veule vérifier si une mesure fiscale est utile ou pas, et sert bien à ce qu'il proclame vouloir faire.
1. La contribution énergie-climat, c'est mieux maintenant, parce que plus tard ce sera beaucoup plus cher:
Le réchauffement climatique est responsable de 300.000 morts par an et coute déjà 90 milliards d'euros (125 milliards de dollars) chaque année, selon un rapport publié par le Forum humanitaire mondial de mai 2009. Le coût des différents aléas climatiques augmente chaque année et peut devenir insupportable à l'horizon 2050.
2. Par cette contribution, il s'agit, pour les écologistes, d'une part, de dissuader ou diminuer des activités polluantes, et d'autre part de financer des activités non polluantes : transports en commun, isolation thermique...
3. Autrement dit, pour les écologistes, cette fiscalité doit se substituer à d'autres : baisse de la TVA sur la rénovation thermique, sur les transports en commun...
4. Les gros pollueurs doivent payer beaucoup, et il faut épargner les familles modestes; bref, il faut faire tout le contraire de ce qu'était la prétendue "Taxe carbone" de Borloo, qui exempait de multiples activités polluantes, d'où la censure du Conseil Constitutionnel.
5. Cette mesure doit s'inscrire dans une démarche visant à rendre la fiscalité plus juste: pourquoi l'automobiliste de base paie-t-il des taxes à la pompe et pas les compagnies d'aviation? Pourquoi y a-t-il encore tant de niches fiscales qui encouragent les activités polluantes?
6. Les écologistes, et, nous l'espérons, de nombreux parlementaires de gauche, seront vigilants pour que cette contribution ne soit pas détournée de son objet, soit payée par tous les pollueurs sans exemption.
Dans ces moments difficiles pour les finances publiques, la justice fiscale doit être un principe intangible. Ce n'est pas encore gagné, mais si nous y arrivons, nous aurons enfin une fiscalité intelligente, que d'autres pays européens développés ont su créer.
Je m'adresse à celles et ceux qui veule vérifier si une mesure fiscale est utile ou pas, et sert bien à ce qu'il proclame vouloir faire.
1. La contribution énergie-climat, c'est mieux maintenant, parce que plus tard ce sera beaucoup plus cher:
Le réchauffement climatique est responsable de 300.000 morts par an et coute déjà 90 milliards d'euros (125 milliards de dollars) chaque année, selon un rapport publié par le Forum humanitaire mondial de mai 2009. Le coût des différents aléas climatiques augmente chaque année et peut devenir insupportable à l'horizon 2050.
2. Par cette contribution, il s'agit, pour les écologistes, d'une part, de dissuader ou diminuer des activités polluantes, et d'autre part de financer des activités non polluantes : transports en commun, isolation thermique...
3. Autrement dit, pour les écologistes, cette fiscalité doit se substituer à d'autres : baisse de la TVA sur la rénovation thermique, sur les transports en commun...
4. Les gros pollueurs doivent payer beaucoup, et il faut épargner les familles modestes; bref, il faut faire tout le contraire de ce qu'était la prétendue "Taxe carbone" de Borloo, qui exempait de multiples activités polluantes, d'où la censure du Conseil Constitutionnel.
5. Cette mesure doit s'inscrire dans une démarche visant à rendre la fiscalité plus juste: pourquoi l'automobiliste de base paie-t-il des taxes à la pompe et pas les compagnies d'aviation? Pourquoi y a-t-il encore tant de niches fiscales qui encouragent les activités polluantes?
6. Les écologistes, et, nous l'espérons, de nombreux parlementaires de gauche, seront vigilants pour que cette contribution ne soit pas détournée de son objet, soit payée par tous les pollueurs sans exemption.
Dans ces moments difficiles pour les finances publiques, la justice fiscale doit être un principe intangible. Ce n'est pas encore gagné, mais si nous y arrivons, nous aurons enfin une fiscalité intelligente, que d'autres pays européens développés ont su créer.
mercredi 10 juillet 2013
Un gisement d'emplois ignoré à Wasquehal?
Imaginez la réhabilitation thermique de 6000 maisons, un chantier immense, à Wasquehal. Cela correspond à l'ensemble des logements datant d'avant 1975, qui sont de vraies passoires thermiques. Sous l'impulsion des écologistes, la Région et la Communauté Urbaine s'engagent dans le financement de ce type d'actions, en mobilisant un tiers financeurs qui avance les fonds et se rembourse pour le prix d'un loyer modique.
Imaginez les emplois qui en découlent, à raison d'un plan de réhabilitation de 300 maisons par an pour commencer, en créant localement des savoir-faire.
Imaginez les dépenses d'énergie économisées par les habitants.
C'est l'une des pistes d'action proposées dans le cadre de la "troisième révolution industrielle" que la région Nord-Pas-de-Calais veut impulser avec l'aide des équipes de l'économiste Jérémy Rifkin, et le soutien de la Chambre de Commerce et d'Industrie de la région.
D'autres domaines explorés peuvent concerner aussi directement ou indirectement les wasquehaliens, et dessiner les emplois de demain pour la commune autour de ces pistes :
- Diviser par 4, à confort égal, nos consommations d'énergies fossiles (gaz, pétrole, charbon...).
-Développer et stocker les énergies renouvelables.
- Faire en sorte que les déchets des uns deviennent la matière première des autres dans une économie circulaire.
-Développer d'autres façons de se déplacer, partager des véhicules...
- Miser sur le développement des réseaux en s'appuyant sur l'internet...
Ce sont ces pistes que présentaient à la tribune deux des co-animateurs de cette réflexion, Philippe Vasseur, président de la CCI Nord-Pas-de-Calais, par ailleurs président d'une banque coopérative, et Jean-François Caron, conseiller régional écologiste. C'était à la Communauté Urbaine de Lille, dans un débat présidé par un autre écologiste, Eric Quiquet.
Une tribune autrefois improbable, qui manifeste cependant la prise de conscience des acteurs économiques et politiques de la région.
Dans la salle, trois cent personnes, dont de nombreux chefs d'entreprise, notamment du bâtiment, des élus, des associatifs et des universitaires.
Mais aucun élu de la majorité municipale wasquehalienne. En matière économique, comme dans d'autres domaines, l'équipe sortante peine à changer d'ère.
Il lui reste cependant un peu de temps pour se rattraper:
-en allant sur le site dédié à ces travaux:
www.latroisiemerevolutionindustrielleennordpasdecalais.fr
-ou en participant au World Forum de Lille du 23 au 25 octobre à Lille!
Imaginez les emplois qui en découlent, à raison d'un plan de réhabilitation de 300 maisons par an pour commencer, en créant localement des savoir-faire.
Imaginez les dépenses d'énergie économisées par les habitants.
C'est l'une des pistes d'action proposées dans le cadre de la "troisième révolution industrielle" que la région Nord-Pas-de-Calais veut impulser avec l'aide des équipes de l'économiste Jérémy Rifkin, et le soutien de la Chambre de Commerce et d'Industrie de la région.
D'autres domaines explorés peuvent concerner aussi directement ou indirectement les wasquehaliens, et dessiner les emplois de demain pour la commune autour de ces pistes :
- Diviser par 4, à confort égal, nos consommations d'énergies fossiles (gaz, pétrole, charbon...).
-Développer et stocker les énergies renouvelables.
- Faire en sorte que les déchets des uns deviennent la matière première des autres dans une économie circulaire.
-Développer d'autres façons de se déplacer, partager des véhicules...
- Miser sur le développement des réseaux en s'appuyant sur l'internet...
Ce sont ces pistes que présentaient à la tribune deux des co-animateurs de cette réflexion, Philippe Vasseur, président de la CCI Nord-Pas-de-Calais, par ailleurs président d'une banque coopérative, et Jean-François Caron, conseiller régional écologiste. C'était à la Communauté Urbaine de Lille, dans un débat présidé par un autre écologiste, Eric Quiquet.
Une tribune autrefois improbable, qui manifeste cependant la prise de conscience des acteurs économiques et politiques de la région.
Dans la salle, trois cent personnes, dont de nombreux chefs d'entreprise, notamment du bâtiment, des élus, des associatifs et des universitaires.
Mais aucun élu de la majorité municipale wasquehalienne. En matière économique, comme dans d'autres domaines, l'équipe sortante peine à changer d'ère.
Il lui reste cependant un peu de temps pour se rattraper:
-en allant sur le site dédié à ces travaux:
www.latroisiemerevolutionindustrielleennordpasdecalais.fr
-ou en participant au World Forum de Lille du 23 au 25 octobre à Lille!
lundi 8 juillet 2013
Projet éducatif: sortir des lieux communs
L'auteur de ces lignes a quelques heures de vol en ce qui concerne les projets éducatifs, même si on apprend à tout âge.
A défaut de pouvoir se déplacer au milieu de l'après-midi pour la réunion organisée sur le projet éducatif par le maire de Wasquehal ( les jeunes scolaires ont besoin aussi d'encadrement !), la lecture de son compte-rendu l'a plongé dans une certaine perplexité.
Quel est le diagnostic de l'existant?
Quel est le nombre de jeunes par tranche d'âge, par niveau d'études, par ressources familiales et par quartier?
Quels sont leurs besoins, ceux qu'ils expriment et ceux que la société exprime pour qu'ils deviennent des citoyens actifs?
Quelles sont les atouts et difficultés spécifiques de chaque quartier?
En face de cela, quels sont les clubs et équipements existants, municipaux, associatifs, privés? Combien de jeunes touchent-il?
Quels sont les avis des différents acteurs et partenaires éducatifs de la ville?
On aimerait le savoir, car de ces constats, on peut tirer des réponses précises :
- Faut-il rééquilibrer ou non l'offre d'activités sur les territoires?
- Et quelles activités précisément? Quels appels à projets ?
- Comment amener les jeunes à fréquenter les activités proposées?
Il ne suffit pas en effet de vouloir faire de l'accompagnement social et professionnel, combattre l'échec scolaire, sensibiliser aux conduites addictives...pour y arriver!
Au-delà des questions tarifaires, c'est tout le travail des éducateurs de prévention et des travailleurs sociaux en général, travail parfois ingrat mais toujours nécessaire, pour aller vers les jeunes, dans les rues, vers les familles en difficulté, pour les motiver, qui doit être développé : on n'en parle pas, mais c'est indispensable!
Voilà ce qu'on pourrait attendre d'un projet éducatif ambitieux à partir duquel on peut rechercher les partenariats financiers.
Dire cela, n'est pas tourner le dos aux nombreuses bonnes volontés qui existent dans la ville, au contraire, c'est leur tracer une perspective mobilisatrice. Mais je constate qu'au-delà des bonnes intentions, le "projet" énoncé par la majorité municipale ne fait que conforter l'existant, même s'il annonce des ajustements pour éviter certains doublons.
Il faudra donc reprendre le chantier avec d'autres ambitions, en 2014, car il y a un point sur lequel je suis d'accord avec le maire: "nous avons tout en main pour passer au VERT"!
A défaut de pouvoir se déplacer au milieu de l'après-midi pour la réunion organisée sur le projet éducatif par le maire de Wasquehal ( les jeunes scolaires ont besoin aussi d'encadrement !), la lecture de son compte-rendu l'a plongé dans une certaine perplexité.
Quel est le diagnostic de l'existant?
Quel est le nombre de jeunes par tranche d'âge, par niveau d'études, par ressources familiales et par quartier?
Quels sont leurs besoins, ceux qu'ils expriment et ceux que la société exprime pour qu'ils deviennent des citoyens actifs?
Quelles sont les atouts et difficultés spécifiques de chaque quartier?
En face de cela, quels sont les clubs et équipements existants, municipaux, associatifs, privés? Combien de jeunes touchent-il?
Quels sont les avis des différents acteurs et partenaires éducatifs de la ville?
On aimerait le savoir, car de ces constats, on peut tirer des réponses précises :
- Faut-il rééquilibrer ou non l'offre d'activités sur les territoires?
- Et quelles activités précisément? Quels appels à projets ?
- Comment amener les jeunes à fréquenter les activités proposées?
Il ne suffit pas en effet de vouloir faire de l'accompagnement social et professionnel, combattre l'échec scolaire, sensibiliser aux conduites addictives...pour y arriver!
Au-delà des questions tarifaires, c'est tout le travail des éducateurs de prévention et des travailleurs sociaux en général, travail parfois ingrat mais toujours nécessaire, pour aller vers les jeunes, dans les rues, vers les familles en difficulté, pour les motiver, qui doit être développé : on n'en parle pas, mais c'est indispensable!
Voilà ce qu'on pourrait attendre d'un projet éducatif ambitieux à partir duquel on peut rechercher les partenariats financiers.
Dire cela, n'est pas tourner le dos aux nombreuses bonnes volontés qui existent dans la ville, au contraire, c'est leur tracer une perspective mobilisatrice. Mais je constate qu'au-delà des bonnes intentions, le "projet" énoncé par la majorité municipale ne fait que conforter l'existant, même s'il annonce des ajustements pour éviter certains doublons.
Il faudra donc reprendre le chantier avec d'autres ambitions, en 2014, car il y a un point sur lequel je suis d'accord avec le maire: "nous avons tout en main pour passer au VERT"!
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