C'est un article paru dans le magazine en ligne Reporterre, et cela mérite d'être lu pour construire localement des transitions avant qu'il ne soit trop tard :
http://www.reporterre.net/spip.php?article4243
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dimanche 19 mai 2013
samedi 18 mai 2013
Une réhabilitation scandaleuse du Comité Permanent Amiante
On s'est réjoui de l'annulation par la Cour d'appel de Paris de la mise en examen de la Maire de Lille pour "homicides et blessures involontaires" dans le tragique dossier de l'amiante.
Certes, cette mise en examen était inappropriée au regard des faits: le haut fonctionnaire du Ministère de l'emploi n'était que dans le droit fil de l'aveuglement constant de l'administration française en considérant qu'il n'y avait pas urgence à transposer dans le droit français la directive européenne de 1983 renforçant la protection des salariés contre les risques de l'Amiante.
Notez bien cela: c'était bien l'Union Européenne qui défendait la santé des travailleurs, comme elle le fit plus tard dans le cadre de la directive "Reach". A l'époque, les écologistes que nous étions se faisaient agonir par la section CGT d'Eternit parce que, paraissait-il alors, ils étaient les fossoyeurs de l'emploi.
Bien que les dangers de l'amiante aient été identifiés clairement dès les années 1890, et que, dès les années 60, de nombreuses études scientifiques confirmaient son extrême dangerosité, il faudra attendre près d'un siècle, soit les années 1980 et 1990, pour que l'utilisation de l'amiante soit interdite dans de nombreux pays, retard qui a été et sera encore la cause de la mort de dizaines de milliers de personnes.
L'usage de l'amiante n' a été interdit qu'en 1997, dans les derniers mois du gouvernement Juppé. Or, les maladies liées à l’amiante représentent aujourd’hui la deuxième cause de maladies professionnelles et la première cause de décès liés au travail (hors accidents du travail) ».
Il faut donc regretter que la gauche, au pouvoir de 81 à 86, puis de 88 à 93, n'ait pas été à la pointe de ce combat, et qu'elle ait été, comme la droite, jusqu'à ce qu'il ne soit plus possible de nier les évidences sur la nocivité de l'amiante, le jouet du Comité permanent amiante (CPA), un lobby créé en 1982 par les industriels de l'amiante , dont la responsabilité, selon le tribunal "n'est pas établie".
Ce lobby organisé que l'Association Nationale DesVictimes de l'Amiante (ANDEVA) a du combattre pied à pied, est, pour ces magistrats manifestement ignorants, un organe "de recherche, d'informations à destination des entreprises" dans la "volonté d'accompagner la prévention".
Pourtant, comme l'indique le journal "Le Monde" certains membres repentis de cette structure
ont reconnu avoir été instrumentalisés. "Je considère a posteriori que nous aurions dû collectivement nous opposer à la création du CPA", écrivait ainsi M. Bignon, en juillet 1996, dans la revue Pollution atmosphérique.
Quant aux parlementaires ayant participé, en 2005, à la mission d'information du Sénat sur l'amiante ils ont décrit cette structure informelle comme "un modèle de lobbying, de communication et de manipulation a su exploiter, en l'absence de l'Etat, de pseudo-incertitudes scientifiques " et que le CPA "a joué un rôle non négligeable dans le retard de l'interdiction de (l'amiante) en France" .
Mais les magistrats de la chambre de l'instruction jugent pour leur part que ce rôle "n'est pas établi"...
Rendons hommage au travail obstiné du juge Bertella-Geoffroy, ainsi bafoué . La décision de l'ANDEVA d'aller en cassation est parfaitement justifiée.
Certes, cette mise en examen était inappropriée au regard des faits: le haut fonctionnaire du Ministère de l'emploi n'était que dans le droit fil de l'aveuglement constant de l'administration française en considérant qu'il n'y avait pas urgence à transposer dans le droit français la directive européenne de 1983 renforçant la protection des salariés contre les risques de l'Amiante.
Notez bien cela: c'était bien l'Union Européenne qui défendait la santé des travailleurs, comme elle le fit plus tard dans le cadre de la directive "Reach". A l'époque, les écologistes que nous étions se faisaient agonir par la section CGT d'Eternit parce que, paraissait-il alors, ils étaient les fossoyeurs de l'emploi.
Bien que les dangers de l'amiante aient été identifiés clairement dès les années 1890, et que, dès les années 60, de nombreuses études scientifiques confirmaient son extrême dangerosité, il faudra attendre près d'un siècle, soit les années 1980 et 1990, pour que l'utilisation de l'amiante soit interdite dans de nombreux pays, retard qui a été et sera encore la cause de la mort de dizaines de milliers de personnes.
L'usage de l'amiante n' a été interdit qu'en 1997, dans les derniers mois du gouvernement Juppé. Or, les maladies liées à l’amiante représentent aujourd’hui la deuxième cause de maladies professionnelles et la première cause de décès liés au travail (hors accidents du travail) ».
Il faut donc regretter que la gauche, au pouvoir de 81 à 86, puis de 88 à 93, n'ait pas été à la pointe de ce combat, et qu'elle ait été, comme la droite, jusqu'à ce qu'il ne soit plus possible de nier les évidences sur la nocivité de l'amiante, le jouet du Comité permanent amiante (CPA), un lobby créé en 1982 par les industriels de l'amiante , dont la responsabilité, selon le tribunal "n'est pas établie".
Ce lobby organisé que l'Association Nationale DesVictimes de l'Amiante (ANDEVA) a du combattre pied à pied, est, pour ces magistrats manifestement ignorants, un organe "de recherche, d'informations à destination des entreprises" dans la "volonté d'accompagner la prévention".
Pourtant, comme l'indique le journal "Le Monde" certains membres repentis de cette structure
ont reconnu avoir été instrumentalisés. "Je considère a posteriori que nous aurions dû collectivement nous opposer à la création du CPA", écrivait ainsi M. Bignon, en juillet 1996, dans la revue Pollution atmosphérique.
Quant aux parlementaires ayant participé, en 2005, à la mission d'information du Sénat sur l'amiante ils ont décrit cette structure informelle comme "un modèle de lobbying, de communication et de manipulation a su exploiter, en l'absence de l'Etat, de pseudo-incertitudes scientifiques " et que le CPA "a joué un rôle non négligeable dans le retard de l'interdiction de (l'amiante) en France" .
Mais les magistrats de la chambre de l'instruction jugent pour leur part que ce rôle "n'est pas établi"...
Rendons hommage au travail obstiné du juge Bertella-Geoffroy, ainsi bafoué . La décision de l'ANDEVA d'aller en cassation est parfaitement justifiée.
mardi 7 mai 2013
REPONSES ALTERNATIVES SUR LE SITE DECOYERE
Les écologistes de Wasquehal expriment leurs contre-propositions pour l'aménagement du site Decoyère dans un courrier qu'ils ont adressé à Martine Aubry et à Gérard Vignoble :
Madame
la Présidente,
Monsieur
le Maire,
Lille
Métropole – Communauté Urbaine a entamé une concertation sur
l'avenir du site Decoyère à la demande de la municipalité de
Wasquehal. Une réunion publique a eu lieu le 30 avril dernier en
Mairie de Wasquehal pour la lancer.
En
fonction des éléments qui nous ont été communiqués, et malgré
le dialogue qui s'est instauré, semble-t-il de longue date, entre
les services de LMCU et la société Loginor, le projet qui nous est
communiqué n'est pas satisfaisant car il manque de lisibilité et
obère en particulier la possibilité d'amorcer de manière
significative, par un aménagement visible des berges, une « trame
verte et bleue » partant de la confluence du canal et de la
Marque vers la Planche Epinoy.
Nous
proposons donc, ainsi que vous nous y invitez, des pistes de
correction du projet qui réorganisent l'espace du site Decoyère
dans le prolongement du Parc Gernez-Rieux, sans
pour autant remettre en cause l'offre en nombre de logements, selon
le schéma sommaire que nous joignons à ce courrier.
Ces
propositions se déclinent de la manière suivante :
- Amorcer le « Parc urbain des rives de la Marque » et rendre ainsi visible la Trame Verte et Bleue imaginée en direction de la Planche Epinoy : cela passerait par le classement en zone UP, par prolongement du Parc Urbain Gernez-Rieux, d'une bande d'environ 50m à 30m de la confluence du canal et de la Marque vers le Port du Dragon. Cette zone, pouvant représenter 6000 mètres carrés, serait traversé par une promenade sur berge, et comprendrait, outre un verger, des espaces boisés des jardins partagés et d'autres équipements déjà prévus.
Tous
les wasquehaliens
bénéficieraient d'un accès piétonnier et cyclable vers ce nouvel
espace public, sans être obligés de passer à proximité immédiate
des logements.
Il
s'agirait bien entendu d'une première étape d'un projet plus
ambitieux se prolongeant sur les rives de la Marque vers Croix.
- Les « Résidences des Jardins de la Marque » pour répondre aux objectifs de densification urbaine à proximité de la ligne de métro n°2.
Il est tout
à fait possible en effet, de réaliser, sur une assiette d'un
hectare, 170 beaux appartements aux normes BBC, avec balcons ou
terrasses donnant sur le « Parc Urbain des rives de la
Marque », dans un environnement verdoyant.
Pourquoi,
en effet, faire 13 pavillons en bordure de la rue Marie Curie ,
face au LP Cousteau? En centre-ville, cette proposition est inadaptée
et consomme beaucoup trop d'espace. L'offre en logements
pavillonnaires existe déjà abondamment sur Wasquehal et peut être
développée ailleurs. Enfin, cette proposition est contradictoire
avec les objectifs affichés par le gouvernement dans le projet de
loi en préparation sur l'augmentation de l'offre de logements.
- Repenser plus nettement la circulation et les stationnements sur le secteur, en faveur des modes de déplacements doux , dans une réflexion globale sur les modes de déplacements en centre-ville. La rue Marie Curie doit ainsi être réaménagée pour limiter la circulation automobile, et avec une piste cyclable vers le Parc Gernez-Rieux et la Ferme Dehaudt. A l'exception des riverains et personnes à mobilité réduite, il faut envisager que l'accès à ces installations se fasse, à partir du centre-ville et de la rue Pasteur, principalement à vélo et à pieds. Cette opération immobilière doit donc, dans le temps, se conjuguer avec la montée en charge d'une offre V'Lille sur la ville et la mise en place de points de stationnement vélo répartis dans ce quartier.
La
loi sur le logement en préparation prévoit de limiter les
obligations des aménageurs à un seul emplacement par logement à
proximité des transports publics. En s'en tenant aux actuelles
dispositions réglementaires, on peut cependant, si c'est
techniquement possible, soit faire stationner les véhicules en
sous-sol, soit végétaliser les aires de stationnement et, surtout,
à intégrer dans notre réflexion le peuplement de ces immeubles.
Enfin, installer des garages à vélos sécurisés dans ces
immeubles, en prenant conseil auprès de l'ADAV.
- Répondre aux besoins de mixité sociale en contribuant à réduire les déplacements automobiles contraints domicile-travail :
Dans
ce cadre, notre priorité ira aux logements locatifs, qui devraient
représenter les deux-tiers des appartements, dont la moitié en
logements sociaux de tous types (PLS, PLAI...), en recherchant
notamment l'accueil de jeunes couples et de salariés des entreprises
métropolitaines. Sur le secteur, il s'agit aussi de limiter le
chassé-croisé de véhicules et les conflits d'usages de plus en
plus nombreux entre riverains et salariés non résidents. Une
répartition équilibrée des offres de logements, du F1 au F4, peut
y répondre, dans le cadre d'un parcours résidentiel qui ne fait
plus de l'accession à la propriété – bien souvent, obstacle réel
à la mobilité professionnelle- l'alpha et l'omega des politiques de
logement.
En
résumé, avec le Parc
Urbain des rives de la Marque
et les Résidences
des Jardins de la Marque,
il s'agit donc d'apporter une réponse concrète et pertinente aux
objectifs communautaires et d'amorcer sur la ville un nouveau type
d'urbanisme s'inscrivant de manière lisible dans la transition
écologique nécessaire pour nos villes.
Persuadés
de l'intérêt que vous porterez à nos propositions, nous vous
prions de croire, Madame la Présidente, Monsieur le Maire, en
l'expression de nos respectueuses, mais vigilantes, salutations.
Pour les militants d'Europe
Ecologie Les Verts de Wasquehal
Bernard
DE VEYLDER
copies :
- Monsieur René VANDIERENDONCK, Vice Président à l'Urbanisme LMCU
- Monsieur Gérard CAUDRON, Vice-Président au Logement LMCU
- Monsieur Slimane TIR, Président de l'Espace Naturel Lille-Métropole
jeudi 2 mai 2013
Questions sur l'avenir du site Decoyère
A la
demande de la ville de Wasquehal, la Communauté Urbaine de Lille met
en place une concertation préalable pour modifier le Plan Local
d'Urbanisme, prélude à un aménagement du site Decoyère.
Ce
site proche du centre ville, précédemment utilisé par l'entreprise
de transports Decoyère, s'étend sur 1,7 hectares, soit 17 000
mètres carrés. Une aubaine pour des promoteurs !
La
municipalité a déjà cherché, dans le passé, en 2005, 2008 et
2011, à transformer ce terrain à vocation économique .
Un
promoteur, Loginor, a déposé le 14 mars dernier une demande
préalable à une étude d'impact à la Direction Régionale de
l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL). Le projet
décrit inspire directement la modification demandée par la
municipalité à la Communauté Urbaine.
Les écologistes
estiment possible de concilier la réalisation de logements en centre
ville, proches des moyens du métro, et de besoin d'espaces verts
accessibles, de jardins familiaux, de lieux de promenade , de pistes
cyclables.
La proximité du canal
et du Parc Gernez-Rieux (autour de la Ferme Dehaudt) est une réelle
opportunité pour prolonger autour de la berge le Parc Urbain. Les
« promoteurs » du projet le savent bien et semblent en
avoir tenu compte ( végétalisation, cheminements piétonniers et
cyclables...), mais en mélangeant espaces bâtis (jusqu'aux pieds du
canal) et espaces verts les risques sont grands de passer à côté d'un aménagement respectueux de ce voisinage.
Pourtant,
de nombreuses questions se posent :
Sur l'aménagement des berges :
- Pourquoi classer toute la zone en zone urbaine à dominante habitat, alors qu'en 2011, on avait prévu, vers les berges, une zone « EBC » (Espace boisé classé) ? On pourrait aussi classer une bande suffisamment large le long du canal en zone UP (Parc Urbain Gernez-Rieux prolongé vers les berges sur un tiers de la surface du site , par exemple), ce qui laisserait déjà pas mal d'espace pour les constructions ?On pourrait aussi y mettre des jardins familiaux dont la demande augmente.
- Les promoteurs ne sont pas spécialement connus comme des aménageurs d'espaces verts : même si Loginor va au bout de sa démarche, ce qui n'est pas sûr, quelles garanties légales disposerait-on que le promotteur respecte et mène dans le respect de l'environnement le projet qu'il a déposé ?
Sur les bâtiments d'habitation :
- Pourquoi faire de l'habitat pavillonnaire en centre ville ? On n'en manque pas sur la ville ni ailleurs, cela prend beaucoup d'espace au sol au détriment de l'espace public, et est-ce le besoin le plus urgent ?Pourquoi, de plus, le faire en front à rue ?
- Pourquoi ne pas prévoir plutôt, sur une assiette plus restreinte de beaux petits collectifs en R +3 ou 4, dans un espace verdoyant, principalement réservés à la location, par exemple pour des jeunes couples ou des salariés venant travailler sur le secteur ? On sait faire dans des villes voisines et on doit en effet pouvoir, sur 1 hectare proposer un nombre équivalent ou à peine inférieur de logements, tout en gardant un espace vert collectif et des emplacements de stationnement suffisants . Le public visé et la proximité du métro devraient d'ailleurs limiter le nombre de véhicules de résidents.La « ville dense » n'est pas antinomique avec une ville disposant de parcs publics agréables, et le site se prête à ce type de partage équilibré... à condition de le vouloir.L'ouverture affichée du Maire à des aménagements serait bien plus crédible s'il n"y avait pas des précédents fâcheux.PS : certains participants à la réunion publique se sont inquiétés à juste titre des risques concernant le trafic automobile dans le secteur. Ce risque est réel si, à Wasquehal, on ne change pas de "logiciel" en matière de déplacements en ville, en proposant un plan articulant l'encouragement aux déplacements "doux" (vélo, marche à pieds) et transports en commun. Espérons que la semaine du vélo, organisée par la municipalité avec l'ADAV, ne soit pas qu'un coup de comm' , mais une volonté de créer les conditions d'un usage quotidien du vélo en toute sécurité .
vendredi 26 avril 2013
Myopie grave
Dans le Nouvel Obs de cette semaine page 22, il y a deux brèves dans
la page "Téléphones rouges" qui méritent vraiment d'être rapprochées.
L'une d'elles rapporte qu'à l'Elysée et à Matignon, certains classent Cécile Duflot et Delphine Batho parmi les "mauvais élèves" qui "n'ont pas le sens de l'Etat et réclament toujours plus de fric...". Leur crime: elles se battent en commun pour l'isolation thermique des logements.
L'autre brève évalue le coût du réchauffement climatique sur les finances des USA en remboursements aux agriculteurs américains des inondations, feux, sécheresse... Ce coût a quadruplé entre 2010 et 2012, passant à 16 milliards de dollars!
Le rapprochement de ces deux informations montre en tout cas que dans l'entourage du Président et de son premier ministre, il y a de grand myopes qui ne voient pas que quelques dépenses de plus pour économiser l'énergie permettent d'économiser de manière conséquente:
- contre le réchauffement climatique;
- mais aussi pour diminuer la facture énergétique qui plombe pour l'essentiel notre commerce extérieur:
- et enfin, pour créer des emplois délocalisables.
Ces conseilleurs...qui, bien sûr, ne sont pas les payeurs méritent vraiment un recyclage accéléré: dans ma région, j'ai plein d'exemples qui leur permettront d'ouvrir les yeux!
L'une d'elles rapporte qu'à l'Elysée et à Matignon, certains classent Cécile Duflot et Delphine Batho parmi les "mauvais élèves" qui "n'ont pas le sens de l'Etat et réclament toujours plus de fric...". Leur crime: elles se battent en commun pour l'isolation thermique des logements.
L'autre brève évalue le coût du réchauffement climatique sur les finances des USA en remboursements aux agriculteurs américains des inondations, feux, sécheresse... Ce coût a quadruplé entre 2010 et 2012, passant à 16 milliards de dollars!
Le rapprochement de ces deux informations montre en tout cas que dans l'entourage du Président et de son premier ministre, il y a de grand myopes qui ne voient pas que quelques dépenses de plus pour économiser l'énergie permettent d'économiser de manière conséquente:
- contre le réchauffement climatique;
- mais aussi pour diminuer la facture énergétique qui plombe pour l'essentiel notre commerce extérieur:
- et enfin, pour créer des emplois délocalisables.
Ces conseilleurs...qui, bien sûr, ne sont pas les payeurs méritent vraiment un recyclage accéléré: dans ma région, j'ai plein d'exemples qui leur permettront d'ouvrir les yeux!
lundi 1 avril 2013
Le coiffeur a des idées...
Monsieur Ehret, président de l'union commerciale de Wasquehal ne manque pas d'idées. Il se trouve que nous en partageons quelques unes. Sur la nécessité de diversifier les commerces, et sur le marché, notamment.
Il propose comme nous de revivifier le marché en faisant venir des producteurs locaux ou bio, émet l'idée de changer de jour: c'est en effet à discuter. Nous proposons de tenter des marchés en soirée. Il propose un marché le dimanche. L'essentiel est d'avoir un marché vivant qui donne envie d'y aller.
En tout cas, nous retrouverons sur un mot : PROXIMITE.
Il propose comme nous de revivifier le marché en faisant venir des producteurs locaux ou bio, émet l'idée de changer de jour: c'est en effet à discuter. Nous proposons de tenter des marchés en soirée. Il propose un marché le dimanche. L'essentiel est d'avoir un marché vivant qui donne envie d'y aller.
En tout cas, nous retrouverons sur un mot : PROXIMITE.
vendredi 29 mars 2013
l'UMP n'aime vraiment pas les écolos...et la transparence du nucléaire
On se souvient du cri du coeur de Nicolas Sarkozy: "l'écologie, çà commence à bien faire!".
Les sénateurs UMP viennent de prouver que, vraiment, ils n'aiment pas les écologistes.
On connaissait les penchants de certains pour le Front National. On ne savait pas qu'ils préféraient encore mieux un syndicaliste CGT qu'une écologiste!
Les faits : Madame Delphine Batho propose la nomination d'Hélène Gassin, Vice-Présidente écologiste de la Région Ile de France, en charge de l'environnement, de l'agriculture et de l'énergie, à la Commission de Régulation de l'Energie (CRE), en même temps qu'un syndicaliste de la CGT, Jean-Pierre Sotura, responsable du collectif Développement Durable de la CGT. L'UMP, qui est majoritaire dans la commission du développement durable du Sénat, a voté pour le syndicaliste, et contre l'écologiste.
Hélène Gassin est Maître ès Sciences et Techniques en gestion de l’environnement. Mais surtout, elle a été chargée de campagne Énergie à Greenpeace France de 1998 à 2006.
Fort heureusement, l'Assemblée Nationale a validé ces deux nominations, et le gouvernement les a confirmées.
L'UMP a en tout cas montré qu'il était le principal parti du lobby nucléaire, il est vrai développé sous De Gaulle et Pompidou, et surtout que ce lobby craignait par dessus tout la transparence au point de refuser ne serait-ce qu'une seule écologiste à la CRE !
Les sénateurs UMP viennent de prouver que, vraiment, ils n'aiment pas les écologistes.
On connaissait les penchants de certains pour le Front National. On ne savait pas qu'ils préféraient encore mieux un syndicaliste CGT qu'une écologiste!
Les faits : Madame Delphine Batho propose la nomination d'Hélène Gassin, Vice-Présidente écologiste de la Région Ile de France, en charge de l'environnement, de l'agriculture et de l'énergie, à la Commission de Régulation de l'Energie (CRE), en même temps qu'un syndicaliste de la CGT, Jean-Pierre Sotura, responsable du collectif Développement Durable de la CGT. L'UMP, qui est majoritaire dans la commission du développement durable du Sénat, a voté pour le syndicaliste, et contre l'écologiste.
Hélène Gassin est Maître ès Sciences et Techniques en gestion de l’environnement. Mais surtout, elle a été chargée de campagne Énergie à Greenpeace France de 1998 à 2006.
Fort heureusement, l'Assemblée Nationale a validé ces deux nominations, et le gouvernement les a confirmées.
L'UMP a en tout cas montré qu'il était le principal parti du lobby nucléaire, il est vrai développé sous De Gaulle et Pompidou, et surtout que ce lobby craignait par dessus tout la transparence au point de refuser ne serait-ce qu'une seule écologiste à la CRE !
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