mardi 28 janvier 2014

Indemnités : Monsieur Vignoble ment par omission

Monsieur Vignoble a prétendu, sur son blog, faire la "transparence" sur ses revenus.
Qu'il ait choisi depuis 1977 de se consacrer entièrement à l'action politique est un choix respectable. Qu'il prétende cependant : "L'indemnité du Maire de Wasquehal est de 1782 euros" est un mensonge.

En effet, d'une part, Monsieur Vignoble a obtenu de sa majorité municipale qu'elle lui octroie le maximum de l'indemnité possible pour une ville de cette taille, soit 2470,95 euros bruts. Comment arrive-t-il à la somme de 1782 euros nets? Quelles cotisations amputent ce revenu brut de 700 euros? Mystère.
Monsieur Vignoble omet de déclarer qu'il est aussi conseiller communautaire, qui lui procure une indemnité de 1064,41 euros bruts.
Avec 3535,36 euros, même bruts, on est déjà assez loin de la catégorie C!

Si on ajoute qu'ayant effectué deux mandats de député, il dispose d'une retraite de 3098 euros bruts, il dispose donc au moins d'un revenu de cadre supérieur A+.

Relevons qu'en français, une "indemnité" est un revenu compensatoire : en effet, un élu qui abandonne une activité salariée, ou même qui l'exerce à temps partiel,  a besoin d'une compensation financière, de même qu'il faut compenser les frais supplémentaires avérés qu'entraîne sa mission. Mais dès lors qu'on dispose d'un revenu substantiel, on peut, dans le contexte actuel, y regarder de plus près.

Faut-il qu'il dispose en plus de "frais de représentation" qui dépassent largement la moyenne admise dans les communes de même strate?

Et pour quoi faire? Inviter des chefs d'entreprise au Restaurant? Et pourquoi pas, même de manière  conviviale, dans les locaux de la mairie? Beaucoup de maires procèdent ainsi, tout simplement. Et quoi d'autre encore?

On aimerait savoir, mais peut-être faudra-t-il attendre un audit des comptes de la prochaine majorité ...

Décidément, le mot "transparence" doit être un mot si étranger à Monsieur Vignoble qu'il en ignore le sens.

samedi 25 janvier 2014

Une piste sérieuse d'économies budgétaires...

Au moment où l'Etat et les collectivités locales annoncent vouloir faire des économies, nous sommes un certain nombre, et même un nombre certain à penser que l'abandon pur et simple du projet d'aéroport de Notre-Dame des Landes serait une excellente chose pour les finances publiques.

Selon l'ACIPA (Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre Dame des Landes, qui regroupe et coordonne la plupart des opposants à ce projet), le coût total de cet investissement et de ses travaux connexes (ligne de TGV, tram-train, routes d'accès...) représenterait 3 milliards d'euros, dont une écrasante majorité de financements publics :

http://communiques-acipa.blogspot.fr/2012/12/fiche-technique-n6-le-financement-du.html

Pour ce qui concerne les travaux connexes, il s'agit d'une estimation basée sur des travaux comparables, et qui, pour l'instant, n'est pas clairement financée. Pour le reste, la facture est établie par contractualisation entre l'Etat, la société Vinci et les collectivités locales regroupées dans un syndicat mixte.

La Société Vinci, dont le chiffre d'affaires annuel dépasse les 32 milliards d'euros, soit dix fois le budget annuel des collectivités concernées, a minimisé son investissement, obtenant même une caution de ces collectivités pour un emprunt de 100 millions d'euros!

Quand on parle de milliards d'euros, les citoyens lambda ont du mal à ce que peut représenter cette somme.

Une petite recherche permet de se rendre compte que 3 milliards d'euros  cela représente la rénovation thermique de 120 000 logements, dont l'impact social et budgétaire bénéfique est évident pour les familles, l'impact environnemental représenterait déjà un peu moins du tiers des engagements du Grenelle, et l'impact économique serait bénéfique immédiatement pour de nombreuses petites et grandes entreprises du BTP...et pas seulement Vinci!

3 milliards d'euros investis dans un nouvel aéroport et ses aménagements, c'est une incitation pour une mobilité très coûteuse en énergie ( de plus, détaxée), pour un nombre d'usagers réduit. Où est l'intérêt général?

Une raison de plus pour que j'aille manifester, avec mes amis et beaucoup de personnes de bon sens, le 22 février prochain contre le projet d'aéroport de Notre-Dame des Landes.


lundi 20 janvier 2014

Une lettre de soutien aux salariés de la Redoute

Aux organisations syndicales, Aux salarié(e)s de La Redoute
Aux ami(e)s, aux voisin(e)s, aux anonymes que nous croisons tous les jours…


Le groupe Europe Ecologie Les Verts de Roubaix/Croix/Hem/Wasquehal et Wattrelos tient à vous
apporter tout son soutien pour les semaines et les mois difficiles que vous vous apprêtez à vivre.
Cette annonce d’une destruction aussi massive de postes dans notre bassin d’emploi ne laisse aucun
habitant indifférent. Elle nous révolte par l’injustice et l’incohérence économique qu’elle traîne avec
elle et nous inquiète par les difficultés qu’elle va engendrer pour nombre de familles.


Nous avons confiance en votre capacité collective à organiser la mobilisation et négocier des
garanties pour les salariés et nous saluons l’unité que vos organisations affichent depuis le début.
Toutes les entreprises n’ont pas la chance d’avoir des représentants syndicaux engagés et lucides sur
l’analyse économique et sociale de leur entreprise. A ce titre, votre combat a aussi valeur d’exemple
pour les autres entreprises... Nous sommes conscients que vous êtes en première ligne de cette
bataille pour le maintien de l’emploi à La Redoute mais vous pouvez compter sur notre aide militante
dans vos mobilisations. Nos élu(e)s locaux et régionaux seront également attentifs à ce que les
dispositifs de développement économique et de formation professionnelle soient mobilisés à bon
escient, en synergie avec vos revendications, sans jamais dédouaner le groupe Kering de ses
obligations.
Nous serons là aussi pour veiller à ce que la convention de revitalisation du territoire1 soit
exemplaire, c’est notre rôle de militant(e)s et d’élu(e)s politiques, complémentaire à l’action
syndicale, et nous l’assumerons.
A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles !
Pour cette autre facette de l’action, exigeons ensemble que le groupe Kering contribue aussi à
financer la création de nouveaux emplois dans le bassin en plus des engagements qu’il devra tenir
dans le plan de sauvegarde de l’emploi. Etant donné l’impact des suppressions de poste sur notre
bassin d’emploi, la contribution financière de Kering doit AU MINIMUM correspondre à 4 SMIC par
emploi supprimé. Rappelons au passage que cette fourchette haute prévue par les pouvoirs publics
peut être supérieure sur engagement volontaire de l’entreprise…

Parce que les financements ne suffisent pas à créer des emplois, nous proposons en parallèle
l’ouverture d’une large concertation locale pour tirer les enseignements de la précédente convention
et aider efficacement à la création de nouveaux emplois durables. Ne laissons pas les seuls
spécialistes de ces dispositifs définir les emplois dont nous avons besoin…


Il est urgent de construire une autre industrie plus créatrice de richesses locales, plus respectueuse
des femmes, des hommes et de leur environnement. Nous sommes déterminés à porter ces
propositions et ces projets économiques qui répondent aux besoins des habitants.
Relevons ensemble ces défis ! Nous sommes à votre disposition pour échanger, débattre, agir de
manière solidaire et durable pour l’avenir économique de notre territoire.


Recevez nos chaleureux encouragements !



Slimane Tir, tête de liste EELV Roubaix et Tounès Rahim Présidente du groupe local EELV
Alain Vantroys, tête de liste EELV Hem
Bernard De Veylder, chef de file EELV à Wasquehal

samedi 18 janvier 2014

Une alternative sérieuse et déterminée à l'actuelle majorité municipale

Europe-Ecologie Les Verts d'un côté, le Parti Radical de Gauche et le Parti Socialiste de l'autre, avaient chacun toute légitimité à présenter une liste aux élections municipales de Wasquehal, au nom de leur histoire et de leurs projets respectifs.

Cependant, ils choisissent aujourd'hui de se rassembler dès le premier tour pour construire une alternative citoyenne sérieuse et déterminée à l'actuelle municipalité et ils contribuent ainsi à éviter la dispersion des voix.

Après des discussions approfondies ayant permis de constater leurs convergences et leurs valeurs ajoutées quant à l'avenir de la commune et aux méthodes collectives à mettre en œuvre, nous signons aujourd'hui notre accord pour:

- un renouveau démocratique et citoyen;
- une ville capable de valoriser son cadre de vie;

- Une ville capable d'entretenir et de valoriser son patrimoine;
- une ville en mutation, capable d'affronter les défis sociaux, économiques, énergétiques et environnementaux de notre siècle.

Pour le Parti Socialiste: Jérôme DEHAYNIN
Pour Europe Ecologie Les Verts : Bernard DE VEYLDER
Pour le Parti Radical de Gauche : Vérinique COQUEREL

mercredi 25 décembre 2013

Il y a des trains qu'on n'aimerait pas voir passer

Fils de cheminot, j'aime les trains en général.
De ma maison, j'ai vue sur la ligne qui vient de Tourcoing vers Lille.
Il y a cependant des trains que je n'aime pas voir : les trains de déchets nucléaires. 
Il y en a à peu près tous les six mois qui passent pourtant, allant de  Borssele, aux Pays-Bas pour rejoindre le terminal ferroviaire de Valognes, dans la Manche. L'actualité de ce début de semaine, l'accident de Drancy, montre que cet aléa n'a rien d'improbable, et que ses conséquences pour les populations riveraines peuvent être dramatiques si l'enveloppe des wagons "castors" venait à être endommagée par un choc. C'est pourquoi, il y a un an, nous avions écrit au Maire de Wasquehal pour l'interpeller en ces mots :  
 
"Monsieur le Maire,

Au début de cette semaine, probablement le 11 décembre au soir, un train transportant des déchets radioactifs de haute activité pourrait traverser notre commune. Parti de Borssele, aux Pays-Bas pour rejoindre le terminal ferroviaire de Valognes, dans la Manche, il traversera la France d'est en ouest. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois. Ce transport, contenant du combustible usé fortement radioactif, comporte des risques réels tant pour les cheminots, que pour les usagers et les populations riveraines, notamment en cas d'accident sur la voie. Pourtant, ceux-ci n'ont pas connaissance de l'existence de ce convoi, les jours et heures de passage du train étant scrupuleusement tenus secrets, les industriels et les autorités se cachant derrière le secret défense.

Bien souvent, les municipalités ne sont pas non plus informées de ce type de transport. Pourtant, le maire doit concourir, par son pouvoir de police, à l'exercice des missions de sécurité publique. Il devrait donc être systématiquement informé des passages de convois de déchets et matières radioactifs sur le territoire de sa commune pour qu’il puisse prendre les mesures de sécurité indispensables pour la gestion des risques et la protection de la population. Bien qu'il existe des plans ORSEC destinés à prévoir des mesures en cas d'accident, ceux-ci ne sont pas adaptés puisque les maires n'y sont pas associés.

C'est pourquoi nous vous demandons d'agir.

Tout d'abord, il convient de rappeler qu'en droit français, le droit à l'information en matière environnementale a valeur constitutionnelle. Ce droit a donc une valeur supérieure aux lois nationales et notamment à celles relatives au secret défense.

En tant que maire de Wasquehal, vous devez faire respecter ce droit sur le territoire de votre commune en adoptant des voeux en ce sens. En effet, il convient d'exiger, sans délai, que les informations relatives à ces transports vous soient communiquées par le préfet pour, ensuite, les rendre publiques et les porter, par tout moyen, à la connaissance des habitants de votre commune."

Monsieur Vignoble n'a pas répondu à ce courrier. C'est son choix. Avec mes amis, je ferai tout pour que le prochain réponde à cette requête que l'actualité rend on ne peut plus plus pertinente. 

samedi 21 décembre 2013

C'est dans l'air...

Changer d'air, changer d'ère... que, dans le contexte wasquehalien, dans l'aire communale, plusieurs groupes politiques y aient pensé est tout à fait...dans l'air!
Bien que l'antériorité de la formule semble, sur la commune, nous revenir, nous ne sommes pas assez "gonflés", quant à nous, pour en faire procès à d'autres, d'autant qu'il ne s'agit pas de notre slogan, qui est le titre de notre liste : Nouvelle Génération Wasquehal.
Mais, au-delà des slogans, faisons de la politique et exprimons ce que nous entendons par "changer d'ère":

Changer d'ère, c'est d'abord sortir du féodalisme pour entrer dans l'ère d'une démocratie adulte, dans laquelle les citoyens peuvent accéder à toutes les informations utiles pour vérifier la bonne gestion de la commune, sont associés par des commissions extra-municipales, et peuvent donner leur avis sur les orientations du futur budget municipal. C'est responsabiliser les habitants dans la gestion de leur rue, de leur quartier.

Changer d'ère, c'est prendre enfin en compte, dans tous les actes de la commune, la nécessité d'un "développement durable": achats, subventions, cadre de vie, patrimoine communal, déplacements, urbanisme, soutien à l'emploi...

Changer d'ère, c'est, par conséquent, rendre la commune actrice de la 3e révolution industrielle, économe en ressources naturelles, considérant que les "déchets" de l'un peuvent faire les "ressources" de l'autre, privilégiant le local, les circuits courts et les réseaux. La réhabilitation thermique des logements et du patrimoine communal s'inscrivent, à l'évidence, dans cette perspective.

Nous avons fait 14 propositions qui illustrent ce "changement d'ère". Pour l'instant, nous attendons que les autres fassent de même...sans cela, ils ne manqueront pas d'air!

jeudi 19 décembre 2013

Réhabilitation des logements individuels: la preuve par Croix

Parmi les priorités qui figurent dans nos propositions figure la réhabilitation thermique des logements anciens.
L'objectif est ambitieux : réhabiliter progressivement l'ensemble des logements anciens en visant les normes Bâtiment Basse Consommation.
Il est réaliste :
Techniquement d'abord, car la Région Nord-Pas-de-Calais a fait procéder aux études nécessaires à la réhabilitation des différents types de logements existants, et il existe déjà une grande expertise dans certaines localités.
Financièrement, ensuite, car la Région, l'Agence Nationale pour l'Amélioration de l'Habitat, dont les moyens ont été renforcés par Cécile Duflot, La Communauté Urbaine enfin, se mobilisent aux côtés des communes pour aider financièrement les habitants à réaliser cette réhabilitation, voire prendre en charge l'ensemble de ces travaux.
Enfin, sur place, nombre d'artisans et de PME peuvent se former et réaliser ces travaux.

Qu'est-ce qu'on attend? La volonté politique.

 "40% d'économies de chauffage"

C'est ce que déclare à Nord-Eclair une habitante de la rue Kléber, qui a bénéficié d'aides représentant 85 à 90% des travaux.

Dans la ville de Croix, les quartiers Saint-Pierre et de la Mackellerie bénéficient d'une Opération Programmée de l'Habitat , et une quarantaine de logements devraient être réhabilités cette année; mais nous voulons aller bien plus loin, en étant plus ambitieux sur les objectifs qualitatifs et quantitatifs,  et d'autres dispositifs  peuvent être mis en oeuvre, tels les Programmes d'Intérêt Général, moins contraignants, dispositif prévu à Hem, notamment.

Plus loin d'un point de vue qualitatif: l'effort pour aller vers la BBC n'est pas beaucoup plus important financièrement que ce qui est fait à Croix, alors qu'on vise simplement à mieux isoler.

Plus loin d'un point de vue quantitatif : il s'agit bien, progressivement, d'agir sur l'ensemble du parc. Au-delà des populations aux faibles ressources,  il s'agit aussi d'aider l'ensemble des propriétaires à réaliser un diagnostic, à obtenir des conseils sur les travaux à mener, et à obtenir les aides financières en fonction de leurs revenus.

Nous pourrions, dès 2014, repérer deux ou trois quartiers prioritaires, dont le nord du Capreau, dont le type d'habitat est très proche de celui de la Mackellerie, pour trouver le cadre financier à mettre en oeuvre et engager le plus rapidement possible cette réhabilitation.

L'écologie des solutions : et si on en parlait dans la campagne municipale?