Parmi les priorités qui figurent dans nos propositions figure la réhabilitation thermique des logements anciens.
L'objectif est ambitieux : réhabiliter progressivement l'ensemble des logements anciens en visant les normes Bâtiment Basse Consommation.
Il est réaliste :
Techniquement d'abord, car la Région Nord-Pas-de-Calais a fait procéder aux études nécessaires à la réhabilitation des différents types de logements existants, et il existe déjà une grande expertise dans certaines localités.
Financièrement, ensuite, car la Région, l'Agence Nationale pour l'Amélioration de l'Habitat, dont les moyens ont été renforcés par Cécile Duflot, La Communauté Urbaine enfin, se mobilisent aux côtés des communes pour aider financièrement les habitants à réaliser cette réhabilitation, voire prendre en charge l'ensemble de ces travaux.
Enfin, sur place, nombre d'artisans et de PME peuvent se former et réaliser ces travaux.
Qu'est-ce qu'on attend? La volonté politique.
"40% d'économies de chauffage"
C'est ce que déclare à Nord-Eclair une habitante de la rue Kléber, qui a bénéficié d'aides représentant 85 à 90% des travaux.
Dans la ville de Croix, les quartiers Saint-Pierre et de la Mackellerie bénéficient d'une Opération Programmée de l'Habitat , et une quarantaine de logements devraient être réhabilités cette année; mais nous voulons aller bien plus loin, en étant plus ambitieux sur les objectifs qualitatifs et quantitatifs, et d'autres dispositifs peuvent être mis en oeuvre, tels les Programmes d'Intérêt Général, moins contraignants, dispositif prévu à Hem, notamment.
Plus loin d'un point de vue qualitatif: l'effort pour aller vers la BBC n'est pas beaucoup plus important financièrement que ce qui est fait à Croix, alors qu'on vise simplement à mieux isoler.
Plus loin d'un point de vue quantitatif : il s'agit bien, progressivement, d'agir sur l'ensemble du parc. Au-delà des populations aux faibles ressources, il s'agit aussi d'aider l'ensemble des propriétaires à réaliser un diagnostic, à obtenir des conseils sur les travaux à mener, et à obtenir les aides financières en fonction de leurs revenus.
Nous pourrions, dès 2014, repérer deux ou trois quartiers prioritaires, dont le nord du Capreau, dont le type d'habitat est très proche de celui de la Mackellerie, pour trouver le cadre financier à mettre en oeuvre et engager le plus rapidement possible cette réhabilitation.
L'écologie des solutions : et si on en parlait dans la campagne municipale?
Ma liste de blogs
jeudi 19 décembre 2013
mercredi 18 décembre 2013
jeudi 28 novembre 2013
Monsieur VIGNOBLE ET SA COMPAGNE CONDAMNES
En suivant les réquisitions du Procureur, le juge a constaté les déficiences graves de la gestion -ni fait ni à faire - de la ville de Wasquehal sous la responsabilité de Monsieur Vignoble.
Il a surtout condamné les malversations des prévenus, qui devront rendre à la commune les sommes détournées.
Monsieur Vignoble peut gagner du temps en faisant appel de ce jugement.
Il peut aussi avoir la lucidité de constater, pour la dignité de la fonction majorale, qu'il ne peut décemment plus prétendre à cette fonction en 2014.
Il est temps aussi que la majorité municipale qui soutient Monsieur
Vignoble de puis bien longtemps prenne acte de ce jugement pour réagir
contre des pratiques qu’elle refuse systématiquement de regarder.
Ignace Motte
Conseiller Municipal de Wasquehal
Bernard De Veylder
Tête de liste EELV Wasquehal
jeudi 21 novembre 2013
Chauffer le Grand Stade?
Un lecteur de Nord Eclair interpelle les écologistes à propos du chauffage du Grand Stade et nous partageons son indignation quand il évoque à juste titre "les titulaires de maigres allocations (qui) ont de la peine à trouver de quoi se chauffer".
Le hic, c'est qu'il interpelle les écologistes dont il dit par un raccourci saisissant mais hélas trop courant qu'ils sont "si prompts à fustiger les dépenses d'énergie pour les automobiles", ignorant leur action concrète en matière de maîtrise de l'énergie.
J'ai donc décidé de l'éclairer, en m'appuyant sur les articles publiés dans le journal local :
"Cher Nord Eclair,
M. ... interpelle les écologistes concernant le chauffage du Grand Stade. Je lui réponds bien volontiers, en l'invitant à lire plus attentivement Nord Eclair:
1. Votre journal a rendu compte régulièrement de l'opposition des écologistes à cet équipement sur-dimensionné qui plombe le budget communautaire. Avec cet argent, les priorités des écologistes allaient...à la réhabilitation thermique des logements, à l'amélioration des transports en commun...
2. De nombreux articles de Nord-Eclair ont montré les efforts des écologiste, précisément, pour combattre la précarité énergétique: , du Ministère du Logement (augmentation des aides à la rénovation, loi ALUR...) à la Communauté Urbaine de Lille ( c'est un point du Plan Climat), en passant par le Conseil Régional (Réhabilitation de 100 000 logements en cours), et les villes qu'ils dirigent (Loos en Gohelle, Leffrinckoucke...).
3. Les écologistes ne fustigent pas les automobilistes. Ils agissent sur deux axes: construire des véhicules plus économes en énergies fossiles, faciliter l'accès aux autres modes de transports, au co-voiturage, aux véhicules partagés (Lilas Autopartage...). Là encore, Nord Eclair s'est fait l'écho de leurs initiatives sur la métropole.
Malheureusement, il n'y a pas encore assez d'écologistes, notamment dans les municipalités: on embauche! Pour paraphraser une citation célèbre: ne vous demandez pas ce que les écologistes peuvent faire pour vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour l'écologie."
Le hic, c'est qu'il interpelle les écologistes dont il dit par un raccourci saisissant mais hélas trop courant qu'ils sont "si prompts à fustiger les dépenses d'énergie pour les automobiles", ignorant leur action concrète en matière de maîtrise de l'énergie.
J'ai donc décidé de l'éclairer, en m'appuyant sur les articles publiés dans le journal local :
"Cher Nord Eclair,
M. ... interpelle les écologistes concernant le chauffage du Grand Stade. Je lui réponds bien volontiers, en l'invitant à lire plus attentivement Nord Eclair:
1. Votre journal a rendu compte régulièrement de l'opposition des écologistes à cet équipement sur-dimensionné qui plombe le budget communautaire. Avec cet argent, les priorités des écologistes allaient...à la réhabilitation thermique des logements, à l'amélioration des transports en commun...
2. De nombreux articles de Nord-Eclair ont montré les efforts des écologiste, précisément, pour combattre la précarité énergétique: , du Ministère du Logement (augmentation des aides à la rénovation, loi ALUR...) à la Communauté Urbaine de Lille ( c'est un point du Plan Climat), en passant par le Conseil Régional (Réhabilitation de 100 000 logements en cours), et les villes qu'ils dirigent (Loos en Gohelle, Leffrinckoucke...).
3. Les écologistes ne fustigent pas les automobilistes. Ils agissent sur deux axes: construire des véhicules plus économes en énergies fossiles, faciliter l'accès aux autres modes de transports, au co-voiturage, aux véhicules partagés (Lilas Autopartage...). Là encore, Nord Eclair s'est fait l'écho de leurs initiatives sur la métropole.
Malheureusement, il n'y a pas encore assez d'écologistes, notamment dans les municipalités: on embauche! Pour paraphraser une citation célèbre: ne vous demandez pas ce que les écologistes peuvent faire pour vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour l'écologie."
dimanche 10 novembre 2013
La Redoute : défendre les intérêts du territoire et de ses habitants
Je diffuse à mes lecteurs le communiqué réalisé par mes amis roubaisiens concernant la Redoute. Au-delà de l'avenir d'une entreprise qui a été naguère un fleuron du tertiaire, il s'agit de l'avenir des entreprises sous-traitantes et de l'emploi sur le territoire. Ce communiqué trace des pistes de mobilisation pour les élus, en accompagnement du combat syndical, qui a tout notre soutien:
Le
groupe Kering a clairement sacrifié la modernisation des outils de
travail et la formation des salariés.
Ce
sont ces erreurs qu'il doit assumer aujourd'hui afin que l'entreprise
retrouve un modèle économique efficace et durable, et surtout pour
garantir un avenir professionnel à tous ses salariés.
C'est
une exigence d'autant plus forte que La Redoute a largement contribué
à l'expansion de Kering et au financement de son orientation vers le
luxe qui motive la cession.
Europe
Ecologie Les Verts soutient la mobilisation des salariés de La
Redoute et salue le travail des organisations syndicales qui
explorent toutes les pistes possibles pour obliger Kering à remplir
ses obligations.
Nos
militants, nos élus sont et seront présents à leurs cotés en
recherchant la meilleure articulation possible.
Les
élus des collectivités locales ont une responsabilité spécifique,
celle de veiller aux intérêts du territoire et de ses habitants.
Ils
auront à analyser le choix de Kering et le projet du repreneur au
regard de leur impact sur l'économie et l'emploi de la zone de
Roubaix, Tourcoing et Wattrelos.
Ils
devront examiner avec une attention particulière les intentions
d'externalisation et de filialisation qui pourraient être la porte
ouverte à un démantèlement de l'entreprise et à une
délocalisation des activités et des emplois.
En
toile de fond, il y a un territoire qui peine à rompre avec une
logique de spécialisation de son économie - la VAD après le
textile - et qui prend de plein fouet les conséquences des
restructurations.
Il
existe à Roubaix Tourcoing un écosystème favorable au secteur
« textile/habillement/mode/ marketing/numérique ». On
peut aussi espérer que les 2 pôles de compétitivité Up'Tex
(textiles du futur) et Picom (industries du commerce) sortent de la
confidentialité pour générer une dynamique d'innovation et de
projets porteur d'avenir et d'emplois.
L'avenir
économique de notre territoire justifie une large conférence
territoriale pour une revitalisation créatrice d'emplois durables.
EELV - ROUBAIX
9
novembre 2013
samedi 9 novembre 2013
Au fait, combien coûtent les camions à la société française?
A force d'entendre pleurer les prétendues victimes de l'écotaxe -suspendue-, je me dis qu'il faut peut-être aussi se poser la question de ce que coûte à la société l'hégémonie des poids lourds dans le transport de marchandises.
Il se trouve que nous disposons d'un certain nombre de chiffres :
Le coût sur le système de santé:
Nous disposons d'évaluations sur le coût de la pollution de l'air pour notre système de santé. La pollution de l'air coûte de 825 millions à 1, 7 milliard d'euros par an au système de soins en France, selon un document daté d'octobre du Commissariat général au développement durable (CGDD):
http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/LPS176.pdf
On estime que les transports routiers contribuent pour plus de la moitié à cette pollution.
Le coût des transports routiers sur la santé publique peut donc être estimé entre 412 millions d'euros et 850 millions d'euros.
Cette estimation n'intègre pas des dépenses difficilement imputables, comme les transports sanitaires consultations en médecine de ville. Mais, selon la revue Alternatives Economiques, si on prend en compte les années perdues et les impacts de la morbidité , le coût total pour la société est estimé entre 20 et 30 milliards par an.
Le coût de l'effet de serre
De même, les transports routiers contribuent fortement à l'effet de serre.
Or, le célèbre rapport Stern, réalisé par cet économiste britannique, estimait en 2006 que si l'on ne faisait rien contre le réchauffement climatique, cela entraînerait à terme l'équivalent de la réduction de 20% de la consommation par habitant.
Le coût des infrastructures, de leur réparation et de l'espace foncier accaparé par le transport routier, par rapport au fret par le rail ou la voie d'eau, mériterait également d'être évalué.
On le voit, si on compare les nombreux coûts cachés pour la société des transports routiers avec ce qu'est sensé rapporter par an l'écotaxe (1,15 milliards, dont 20% récupérés par la société privée de recouvrement Ecomouv'), on est encore bien loin du compte.
Il se trouve que nous disposons d'un certain nombre de chiffres :
Le coût sur le système de santé:
Nous disposons d'évaluations sur le coût de la pollution de l'air pour notre système de santé. La pollution de l'air coûte de 825 millions à 1, 7 milliard d'euros par an au système de soins en France, selon un document daté d'octobre du Commissariat général au développement durable (CGDD):
http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/LPS176.pdf
On estime que les transports routiers contribuent pour plus de la moitié à cette pollution.
Le coût des transports routiers sur la santé publique peut donc être estimé entre 412 millions d'euros et 850 millions d'euros.
Cette estimation n'intègre pas des dépenses difficilement imputables, comme les transports sanitaires consultations en médecine de ville. Mais, selon la revue Alternatives Economiques, si on prend en compte les années perdues et les impacts de la morbidité , le coût total pour la société est estimé entre 20 et 30 milliards par an.
Le coût de l'effet de serre
De même, les transports routiers contribuent fortement à l'effet de serre.
Or, le célèbre rapport Stern, réalisé par cet économiste britannique, estimait en 2006 que si l'on ne faisait rien contre le réchauffement climatique, cela entraînerait à terme l'équivalent de la réduction de 20% de la consommation par habitant.
Le coût des infrastructures, de leur réparation et de l'espace foncier accaparé par le transport routier, par rapport au fret par le rail ou la voie d'eau, mériterait également d'être évalué.
On le voit, si on compare les nombreux coûts cachés pour la société des transports routiers avec ce qu'est sensé rapporter par an l'écotaxe (1,15 milliards, dont 20% récupérés par la société privée de recouvrement Ecomouv'), on est encore bien loin du compte.
dimanche 3 novembre 2013
Désintox sur la situation bretonne et l'écotaxe
1. Une industrie de la viande victime d'un modèle d'agriculture non durable .
L'économie bretonne ne va pas si mal: entre 2008 et 2012,l'emploi a dans l'ensemble progressé (1), alors qu'il régressait dans notre région. Ce qui ne va pas bien, c'est l'industrie alimentaire: elle ne chancelle pas à cause de l'écotaxe, mais surtout à cause des choix économiques suicidaires portés notamment par la FNSEA bretonne, qui dirige par exemple indirectement les abattoirs GAD, via la Centrale Coopérative Agricole Bretonne, et d'autres groupes alimentaires.
Ces groupes ont privilégié une production intensive de basse qualité et polluante, réalisant ses profits notamment grâce à de fortes aides de l'Union Européenne, obtenues notamment grâce à un lobbying intense de Joseph Daul, président du groupe viande au sein du Comité des organisations agricoles de l'Union Européenne jusqu'en 1999, et aujourd'hui député européen UMP et Président du groupe du Parti Populaire Européen au Parlement Européen. Ce lobby organisé est le même qui, au niveau national, fait tout pour imposer la consommation de viande à chaque repas, nullement nécessaire pour des raisons diététiques, mais hautement indispensable pour écouler ses stocks de viande de basse qualité.
L'industrie du poulet, parfaitement artificielle, tournée vers l'exportation, a contribué à désorganiser les agricultures africaines. Elle ne peut subsister durablement.
L'industrie du porc est plombée par certains de ses dirigeants qui préfèrent faire abattre cette année 700 000 porcs bretons par les allemands...au détriment des travailleurs des abattoirs GAD! Bien entendu, ces porcs ne traversent pas le pays vers l'Allemagne par fret ferroviaire ou par péniche.
La Bretagne agricole et les emplois induits peuvent sortir par le haut de cette crise en privilégiant la qualité et la proximité. Une écotaxe intelligente sur les gros poids lourds peut d'ailleurs contribuer à rétablir la compétitivité par rapport au dumping allemand.
2. Une "écotaxe" au goût de l'UMP
Les écologistes sont pour une fiscalité incitative, qui diminue sur les activités non polluantes et favorables à l'environnement : TVA en baisse sur les travaux de rénovation thermique, par exemple. Ils sont opposés à la hausse de la TVA sur les transports en commun et ont déposé des amendements dans ce sens. Ils sont aussi favorables à ce que les tarifs du fret ferroviaire et par voie d'eau baissent. Dans le même mouvement, en contrepartie de ces baisses, ils sont favorables à la taxation des activités polluantes et donc à la contribution climat-énergie, à une écotaxe qui frappe, comme en Allemagne et en Suisse, les gros poids lourds.
En Allemagne, la taxe s'est établie à la satisfaction de tous sur les poids lourds de plus de 12 tonnes, épargnant ainsi les transports locaux et aussi les véhicules les moins polluants.
Moyennant quoi, depuis l'adoption de cette taxe, un certain nombre de camions de plus de 12 tonnes empruntent désormais la Belgique et les régions du Nord-'Est de la France pour échapper à cette taxe!
En France, l'UMP a fait voter une loi au Parlement (les élus écologistes se sont abstenus) taxant les poids lourds de plus de 3,5 tonnes, et ont prévu, dans les derniers jours du septennat de Nicolas Sarkozy, de confier à une société privée, Ecomouv', la collecte de cette taxe, contre une rétribution de 20% du montant des taxes prélevées. C'est un pourcentage exorbitant: habituellement les entreprises s'inscrivant dans une logique de PPP reçoivent une rétribution bien moindre. D'ailleurs, l'Etat doit déjà la rémunérer, même s'il ne perçoit aucune taxe.
Il est donc, pour les écologistes, nécessaire de mettre en oeuvre rapidement l'écotaxe, mais en revoyant à la fois sa cible et les modalités de la collecte. Pour eux, la suspension décidée par le gouvernement ne doit servir qu'à cela, et à faire la transparence sur son fonctionnement comme sur l'utilisation des fonds récoltés.
(1) Source : INSEE
L'économie bretonne ne va pas si mal: entre 2008 et 2012,l'emploi a dans l'ensemble progressé (1), alors qu'il régressait dans notre région. Ce qui ne va pas bien, c'est l'industrie alimentaire: elle ne chancelle pas à cause de l'écotaxe, mais surtout à cause des choix économiques suicidaires portés notamment par la FNSEA bretonne, qui dirige par exemple indirectement les abattoirs GAD, via la Centrale Coopérative Agricole Bretonne, et d'autres groupes alimentaires.
Ces groupes ont privilégié une production intensive de basse qualité et polluante, réalisant ses profits notamment grâce à de fortes aides de l'Union Européenne, obtenues notamment grâce à un lobbying intense de Joseph Daul, président du groupe viande au sein du Comité des organisations agricoles de l'Union Européenne jusqu'en 1999, et aujourd'hui député européen UMP et Président du groupe du Parti Populaire Européen au Parlement Européen. Ce lobby organisé est le même qui, au niveau national, fait tout pour imposer la consommation de viande à chaque repas, nullement nécessaire pour des raisons diététiques, mais hautement indispensable pour écouler ses stocks de viande de basse qualité.
L'industrie du poulet, parfaitement artificielle, tournée vers l'exportation, a contribué à désorganiser les agricultures africaines. Elle ne peut subsister durablement.
L'industrie du porc est plombée par certains de ses dirigeants qui préfèrent faire abattre cette année 700 000 porcs bretons par les allemands...au détriment des travailleurs des abattoirs GAD! Bien entendu, ces porcs ne traversent pas le pays vers l'Allemagne par fret ferroviaire ou par péniche.
La Bretagne agricole et les emplois induits peuvent sortir par le haut de cette crise en privilégiant la qualité et la proximité. Une écotaxe intelligente sur les gros poids lourds peut d'ailleurs contribuer à rétablir la compétitivité par rapport au dumping allemand.
2. Une "écotaxe" au goût de l'UMP
Les écologistes sont pour une fiscalité incitative, qui diminue sur les activités non polluantes et favorables à l'environnement : TVA en baisse sur les travaux de rénovation thermique, par exemple. Ils sont opposés à la hausse de la TVA sur les transports en commun et ont déposé des amendements dans ce sens. Ils sont aussi favorables à ce que les tarifs du fret ferroviaire et par voie d'eau baissent. Dans le même mouvement, en contrepartie de ces baisses, ils sont favorables à la taxation des activités polluantes et donc à la contribution climat-énergie, à une écotaxe qui frappe, comme en Allemagne et en Suisse, les gros poids lourds.
En Allemagne, la taxe s'est établie à la satisfaction de tous sur les poids lourds de plus de 12 tonnes, épargnant ainsi les transports locaux et aussi les véhicules les moins polluants.
Moyennant quoi, depuis l'adoption de cette taxe, un certain nombre de camions de plus de 12 tonnes empruntent désormais la Belgique et les régions du Nord-'Est de la France pour échapper à cette taxe!
En France, l'UMP a fait voter une loi au Parlement (les élus écologistes se sont abstenus) taxant les poids lourds de plus de 3,5 tonnes, et ont prévu, dans les derniers jours du septennat de Nicolas Sarkozy, de confier à une société privée, Ecomouv', la collecte de cette taxe, contre une rétribution de 20% du montant des taxes prélevées. C'est un pourcentage exorbitant: habituellement les entreprises s'inscrivant dans une logique de PPP reçoivent une rétribution bien moindre. D'ailleurs, l'Etat doit déjà la rémunérer, même s'il ne perçoit aucune taxe.
Il est donc, pour les écologistes, nécessaire de mettre en oeuvre rapidement l'écotaxe, mais en revoyant à la fois sa cible et les modalités de la collecte. Pour eux, la suspension décidée par le gouvernement ne doit servir qu'à cela, et à faire la transparence sur son fonctionnement comme sur l'utilisation des fonds récoltés.
(1) Source : INSEE
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